Acceuil » Redresser une entreprise: quand WeCook devient rentable avec Michel Gagné

Redresser une entreprise: quand WeCook devient rentable avec Michel Gagné

Date:

Ce que tu vas découvrir dans cet épisode

Dans cet épisode d’Un café avec Judith, Michel Gagné, président de WeCook, nous partage le parcours brut, vibrant et parfois inconfortable d’un entrepreneur en pleine réinvention. Loin du récit classique de la start-up à succès, il nous livre une conversation sans masque sur la pression, les échecs, le succès… et tout ce qui se passe entre les deux.

Michel n’est pas venu vendre une image. Il est venu raconter une transformation. Celle d’un gars ambitieux qui a repris une entreprise en difficulté, l’a redressée, l’a portée à bout de bras… jusqu’à ce que son propre corps dise stop. Un parcours intense, porté par le sens du devoir, mais aussi traversé par le doute, la fatigue et l’urgence de se retrouver. Cet épisode, c’est un appel à ralentir. À respirer. À se reconnecter.

Les grands thèmes abordés

Cet épisode met en lumière la face cachée de l’hyperperformance, les dérives du hustle culture et le prix à payer pour “réussir” dans un monde où tout va trop vite. On y parle de redressement d’entreprise, de fatigue extrême, de courage et de transformation personnelle. Michel Gagné y livre un témoignage rare sur ce que ça coûte — et ce que ça donne — de se choisir.

1. Redresser une entreprise, se perdre un peu

Quand Michel reprend les rênes de WeCook, l’entreprise est dans une zone critique. Il arrive avec une vision, une rigueur, une volonté de sauver ce qui peut l’être. Et il réussit. Mais ce succès apparent cache une autre réalité : celle d’un homme qui s’oublie dans l’urgence, la pression, le feu continu.

Il raconte comment, à force de donner, il s’est vidé. Comment la mission a pris toute la place, au point d’étouffer l’homme derrière le rôle. Ce moment de déséquilibre profond, où tout semble fonctionner… sauf lui.

2. La souffrance sous la surface

Derrière le redressement spectaculaire, il y a eu l’anxiété. L’insomnie. Le doute constant. Michel nomme cette tension entre la posture du leader fort et l’intérieur fragilisé. Il parle de sa santé mentale avec une lucidité désarmante, brisant le tabou encore trop présent dans le monde des affaires.

Il décrit le moment où il a compris que continuer ainsi, c’était s’auto-abandonner. Que le vrai courage n’était pas de tenir, mais de s’arrêter. D’écouter. De guérir.

3. S’arrêter pour mieux revenir

Michel n’a pas quitté WeCook. Mais il a dû prendre du recul. Réapprendre à vivre autrement. À respirer entre deux meetings. À être présent dans sa propre vie.

Il parle de cette décision comme d’un pivot nécessaire. Pas pour fuir, mais pour revenir différemment. Avec plus d’intention. Moins de surchauffe. Plus d’humain.

4. Détricoter le mythe du leader invincible

Ce qu’il remet en question, c’est cette idée que le bon leader est celui qui ne flanche jamais. Il raconte combien ce mythe l’a enfermé. Et comment, en le déconstruisant, il a pu retrouver un vrai pouvoir : celui d’être lui-même, avec ses forces mais aussi ses limites.

Il appelle à plus d’authenticité dans le milieu entrepreneurial. À des modèles plus souples, plus réalistes, plus vivants. Où la performance ne coûte pas la paix intérieure.

5. Rebâtir un leadership aligné

Aujourd’hui, Michel reste président de WeCook, mais il n’est plus le même. Il a revu ses priorités. Il agit avec plus de conscience, plus d’écoute, plus de respect de ses propres besoins.

Ce qu’il partage, c’est un chemin de retour à soi. Un leadership qui n’est plus basé sur le sacrifice, mais sur l’alignement. Une présence plus ancrée, plus vraie. Et terriblement inspirante.


Qui est Michel Gagné?

Michel Gagné, c’est un leader atypique dans le paysage entrepreneurial québécois. Président de WeCook, il a piloté le redressement d’une entreprise en turbulence, porté des équipes avec détermination, et affronté les tempêtes avec courage.

Mais derrière ce parcours impressionnant, il y a un homme qui a frôlé le mur. Qui a compris que la réussite, sans équilibre, ne vaut rien. Et qui a choisi de se reconstruire, sans masquer les failles.

Aujourd’hui, il continue de bâtir — mais autrement. Avec plus de douceur. Plus de vérité. Plus de cohérence. Il n’a plus besoin de prouver. Il incarne ce qu’il veut transmettre : un leadership humain, enraciné, vivant.