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Échec de 700M$ – Pierre Fitzgibbon

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Ce que tu vas découvrir dans cet épisode

Cet épisode propose une exploration approfondie du parcours de Pierre Fitzgibbon, ancien ministre, dépassant les formats d’entrevue politiques traditionnels pour offrir de véritables « pépites » conversationnelles.

Vous plongerez dans son cheminement : de sa jeunesse exposée à l’entrepreneuriat et à l’international, à sa carrière de comptable agréé cartésien qu’il a transcendée en développant un leadership inclusif. Il revient sur une erreur marquante de début de carrière : le manque de courage pour exprimer son inconfort face à des produits financiers complexes, citant l’exemple des papiers commerciaux en 2007-2008.

L’essentiel de la discussion porte sur la stratégie économique qu’il a établie avec François Legault, articulée autour de cinq thématiques : investissement direct étranger, productivité, balance commerciale et surtout la réforme d’Investissement Québec (IQ) pour en faire l’engin de développement économique capable de prendre des risques que d’autres institutions n’oseraient pas.

S’inspirant de modèles internationaux comme Israël et Singapour, il insiste sur la nécessité d’encourager l’échec et de partager les apprentissages pour créer un terrain fertile à l’entrepreneuriat québécois.

Enfin, il défend avec ferveur l’investissement dans la filière batterie, reconnaissant l’échec de Northvolt en Suède et la perte de 250 millions subie par le Québec, tout en affirmant que le projet global de plusieurs milliards reste un succès incontournable. Il soutient que le Québec doit capitaliser sur ses minéraux critiques et son énergie renouvelable pour s’intégrer davantage aux chaînes d’approvisionnement américaines et créer de la richesse collective.

Les grands thèmes abordés

La discussion avec Pierre Fitzgibbon, ancien ministre, explore la stratégie économique du Québec, l’entrepreneuriat et les leçons de sa carrière.

1. Stratégie Économique et Réforme d’Investissement Québec

Avec François Legault, Fitzgibbon a établi cinq axes stratégiques : augmentation des investissements directs étrangers, réforme d’Investissement Québec, amélioration de la productivité, création de zones d’innovation (aéronautique, quantique à Sherbrooke, microélectronique à Bromont) et réduction du déficit de la balance commerciale.

La filière batterie représente 8 à 9 milliards en projets annoncés et 660 millions en subventions gouvernementales. Malgré l’échec reconnu de Northvolt en Suède coûtant 250 millions, Fitzgibbon défend une vision holistique : capitaliser sur les minéraux critiques québécois (nickel, graphite, lithium, phosphate) et l’énergie renouvelable pour s’intégrer aux chaînes d’approvisionnement américaines.

2. Culture Entrepreneuriale et PME

Inspiré par Israël, il prône une culture d’acceptation de l’échec essentielle à l’innovation. Rejetant les critiques sur l’abandon des PME, il cite les investissements multipliés d’Investissement Québec dans ce secteur. Il souligne que 75% des 268 000 entreprises québécoises ont moins de 10 employés, mais que le Québec reste un « cancre » en startups malgré son excellence en recherche fondamentale.

3. Leadership et Leçons Professionnelles

Comptable agréé « très cartésien », Fitzgibbon a développé un leadership basé sur l’influence et l’inclusion managériale. Son erreur marquante : ne pas avoir contesté les papiers commerciaux complexes en 2007-2008. Cette leçon l’a amené à challenger ouvertement la fonction publique et ses collègues en politique.

Frustré par la lenteur bureaucratique, il reconnaît néanmoins sa nécessité pour des décisions sociétales majeures. Il défend la fonction publique comme « droiture et rigueur » du gouvernement, tout en admettant qu’une réflexion sur l’austérité s’impose.

Qui est Pierre Fitzgibbon

Pierre Fitzgibbon est ancien ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec (2018-2024), figure centrale de la stratégie économique de la CAQ.

Né en 1954 à Montréal, comptable agréé diplômé de HEC Montréal et de Harvard Business School, il a bâti une carrière impressionnante : PricewaterhouseCoopers, CFO chez Domtar (1992), postes de direction à Télésystème Mobiles International, vice-président à la Banque Nationale (2002-2007), puis président d’Atrium Innovations (2007-2014). Introverti ayant développé un leadership par l’influence, il a tiré une leçon marquante de son silence lors de la crise des papiers commerciaux de 2007-2008.

Collègue de François Legault à HEC, il établit comme ministre cinq axes stratégiques : investissements étrangers, réforme d’Investissement Québec, productivité, zones d’innovation et balance commerciale. Inspiré par Israël, il prône l’acceptation de l’échec et défend vigoureusement la filière batterie (8-9 milliards en projets) malgré la perte de 250 millions dans Northvolt, capitalisant sur les minéraux critiques québécois.

Depuis septembre 2024, il est conseiller chez Osler, membre du comité Volt-Age de Concordia et conseiller stratégique chez Arianne Phosphate, maintenant son engagement dans