Olivier Primeau : derrière le Beachclub, le vrai moteur
On pense souvent connaître Olivier Primeau parce qu’on le voit partout. Le Beachclub. Les canettes. Les réseaux sociaux. Les opinions qui brassent. Les projets qui partent vite. Mais dans cet épisode d’Un café avec Judith, ce qui ressort, ce n’est pas juste le personnage public. C’est surtout le gars derrière la machine. Un entrepreneur québécois élevé dans le travail, formé dans l’entreprise familiale, puis poussé très tôt dans un monde où il fallait livrer, apprendre vite, puis encaisser. Ce qu’il raconte ici, ce n’est pas une belle petite histoire bien lisse de succès. C’est un parcours de terrain. Avec du flair, oui. Avec de l’ambition, c’est clair. Mais surtout avec une obsession du travail, une vraie compréhension de l’attention comme levier d’affaires, puis une lucidité surprenante sur ce que ça prend pour durer.
Ce que tu vas découvrir dans cet épisode
Dans cet épisode d’Un café avec Judith, Olivier Primeau revient sur ce qui l’a construit bien avant le Beachclub : l’épicerie, l’entreprise familiale, le rapport au travail, puis cette école de vie-là où tu apprends vite qu’il n’y a pas de miracle. Il raconte aussi comment il est passé d’un univers très concret, très terrain, à une forme d’entrepreneuriat plus éclatée, où le personal branding, la création de contenu et la notoriété deviennent des actifs aussi puissants qu’un produit sur une tablette. On comprend comment il utilise les réseaux sociaux pour vendre, tester, lancer, recommencer. Et surtout, on voit apparaître une autre couche du personnage : un gars qui avance vite, qui doute moins qu’il ne fonce, mais qui sait aussi que pour durer, il faut constamment se renouveler et bien s’entourer.
Les grands thèmes abordés
Cet épisode tourne autour de plusieurs grands axes très clairs. On y parle d’entrepreneuriat québécois, d’entreprise familiale, de création de contenu, de marketing organique, de personal branding, de leadership instinctif et de renouvellement constant. On y parle aussi du Beachclub comme moteur de marque, pas seulement comme lieu événementiel, puis de cette tension bien réelle entre visibilité, performance, diversification et présence publique. En filigrane, il y a une question qui revient tout le long : comment continuer à croître sans s’éparpiller, sans s’endormir, puis sans perdre ce qui a fait le lien avec le monde au départ?
1. Avant le Beachclub, il y avait un fils d’épicier
Ce qu’on oublie quand on regarde Olivier Primeau aujourd’hui, c’est à quel point son histoire commence loin des projecteurs. Il vient d’une vraie famille d’entrepreneurs. Pas une famille qui parle d’affaires pour avoir l’air sharp. Une famille qui vit là-dedans depuis des générations. Il raconte que son grand-père avait un magasin général, que sa mère a longtemps été en affaires avec son père, puis que ses premiers souvenirs à lui, c’est de classer des canettes dans le sous-sol de l’épicerie quand il avait cinq ou six ans. Ça dit tout. Chez eux, l’entrepreneuriat n’était pas un concept. C’était le quotidien.
Ce bagage-là, on le sent partout dans sa façon de penser. Quand il parle de son père, il ne raconte pas un modèle romantique. Il raconte l’exigence. Les standards élevés. Les départs théâtraux. Les retours aussi. Il dit même que son père l’a “mis dehors 200 fois”. C’est dit en riant, mais on comprend très bien la dynamique. Travailler avec sa famille, surtout dans une business familiale, ça forge. Ça te donne des réflexes. Ça t’apprend vite à performer. Puis surtout, ça t’installe profondément une idée dans le corps : il faut travailler. Il n’y a pas de miracle.
2. Le Beachclub a tout changé, mais ce n’est pas le début de l’histoire
Dans l’épisode, Judith lui dit que les chapitres de sa vie semblent se diviser en deux : avant et après le Beachclub. Et honnêtement, c’est assez juste. Parce que le Beachclub n’a pas seulement été un projet de plus. Ça a été un point de bascule. L’idée arrive après un voyage à Miami, quand il découvre l’ampleur de l’événementiel et revient avec l’envie de créer quelque chose de grand ici. Au départ, il veut lancer un festival. Finalement, sa famille achète le Beachclub. Le reste, on le connaît. Mais lui, il le raconte sans en faire une légende. Il le raconte comme une suite logique d’intuition, de timing, puis d’action.
Ce qui est intéressant, c’est qu’il ne prétend jamais que le modèle était évident. Au contraire. Il dit clairement qu’il a perdu énormément d’argent au début. Un beach club au Québec, avec la météo qu’on connaît, ce n’est pas exactement un modèle d’affaires rassurant. Mais il ajoute une chose essentielle : pour lui, le Beachclub est aussi un outil marketing. Un immense levier de visibilité. Un endroit où les gens vivent la marque, rencontrent la famille, voient les produits, puis créent un lien direct. Et ça, en affaires, ça vaut de l’or.
3. Sa vraie force, c’est peut-être d’avoir compris l’attention avant bien du monde
Une des affaires les plus fortes dans cette conversation, c’est de voir à quel point Olivier Primeau a compris tôt que les réseaux sociaux n’étaient pas juste une vitrine. C’était un actif. Un vrai. Il raconte qu’en 2016, on lui propose de miser sur le storytelling, de se montrer davantage, de documenter ce qu’il fait, puis de bâtir une présence. À l’époque, presque personne ne faisait ça comme il l’a fait. Il poste. Il teste. Il crée de l’engagement. Et ça part fort. Très fort. Lui-même dit qu’il a été précurseur là-dedans. Et à l’écoute de l’épisode, c’est dur de lui enlever ça.
Mais ce qui frappe encore plus, c’est la constance. Parce que plusieurs osent une fois. Très peu tiennent dix ans. Lui, oui. Il explique que ses réseaux sont devenus un média en soi. Pas juste une page pour poster des nouvelles. Un moteur. Une machine qui crée de la portée, ramène des gens vers ses événements, pousse ses canettes, soutient ses lancements, nourrit son image, puis garde sa marque vivante dans la tête du monde. Dans son cas, la création de contenu n’est pas un sideline. C’est une infrastructure.
4. Se renouveler ou mourir un peu
Il y a un autre fil très fort dans l’épisode : le renouvellement. Olivier Primeau sait que rien ne reste frais tout seul. Que ce qui a marché il y a trois ans peut devenir plate très vite. Que sur les réseaux, ce n’est pas assez d’avoir déjà été bon. Il faut recommencer. Repenser. Tuer certains formats. En tester d’autres. Il parle justement d’une phase de renouvellement dans son contenu, de sa chaîne YouTube, de ce besoin de trouver “la prochaine affaire”. Ce bout-là est particulièrement intéressant parce qu’il montre l’envers du décor. Pas le succès figé. Le mouvement. L’inconfort. La nécessité de ne pas se reposer sur ses acquis.
Puis il y a quelque chose de très lucide là-dedans. Dans un monde où tout le monde parle d’expansion, lui revient souvent à l’idée de bien jouer ses forces ici. Au Québec. Là où son lien avec le public est le plus fort. Là où sa notoriété se transforme le plus naturellement en résultats concrets. Il ne fantasme pas l’expansion pour l’expansion. Il regarde où ça marche vraiment. Et ça aussi, c’est une forme d’intelligence entrepreneuriale.
Qui est Olivier Primeau?
Olivier Primeau, c’est un entrepreneur québécois issu d’une famille d’affaires, passé par l’épicerie, l’événementiel, les produits de consommation et la création de contenu. Mais dans cet épisode, ce qu’on découvre surtout, c’est un bâtisseur de marque qui comprend mieux que bien du monde que, aujourd’hui, l’attention est une monnaie. Pas une affaire superficielle. Une vraie monnaie. Il a transformé le Beachclub en levier, les réseaux sociaux en média, puis sa présence publique en moteur d’affaires. Mais au fond, ce qui le définit peut-être le mieux, c’est encore cette vieille école-là qu’il porte en lui depuis le début : travailler fort, apprendre vite, puis continuer d’avancer.
