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Il fait 5 million $ par an… puis décide de tout vendre avec Derek Morin

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Ce que tu vas découvrir dans cet épisode

Dans cet épisode d’Un café avec Judith, Derek Morin parle d’entrepreneuriat, de Shopify, de création de contenu puis de vente d’entreprise, mais pas dans le sens glamour qu’on entend souvent en ligne. Il raconte plutôt ce qui arrive après. Le moment où tu vends. Le moment où tout le monde pense que tu dois être euphorique… puis où tu réalises que tu ne sais plus exactement qui tu es sans la business.

Puis honnêtement, c’est probablement ça qui rend cette conversation aussi intéressante.

Parce qu’au-delà des chiffres, des apps Shopify puis du million de profit généré avec une petite équipe, Derek parle surtout d’identité, de fatigue, de timing puis du besoin constant de créer. Il raconte les années à travailler la nuit avec deux jeunes enfants, les risques, les forums Shopify, Gary Vee, les débuts du content marketing puis cette obsession très internet des années 2010 où il fallait juste essayer des affaires avant tout le monde. C’est une conversation sur les business technos, oui, mais surtout sur ce qui pousse quelqu’un à bâtir encore et encore.

Les grands thèmes abordés

Cet épisode tourne autour de Derek Morin, Shopify, les SaaS, la vente d’entreprise, le content marketing, la création de contenu, Gary Vee, l’identité entrepreneuriale puis le rapport au risque. On parle aussi beaucoup de timing, de profitabilité, de croissance puis de cette fatigue silencieuse qui finit parfois par arriver quand une business fonctionne trop bien trop longtemps.

Ce qui ressort énormément aussi, c’est la manière dont Derek parle de création. L’argent semble presque secondaire dans son discours. Ce qu’il aime profondément, c’est bâtir, tester, comprendre les tendances avant les autres puis voir une idée prendre vie sur Internet. Puis derrière son humour puis son côté très relax, on sent quelqu’un qui réfléchit beaucoup plus à l’humain derrière les business qu’aux business elles-mêmes.

1. Vendre sa business ne crée pas toujours le sentiment qu’on imagine

Une des choses les plus fortes dans cet épisode, c’est quand Derek explique qu’après avoir vendu son entreprise, il pensait se sentir mieux. Fêter. Être soulagé. Avoir l’impression d’avoir “réussi”. Puis finalement, le lendemain, il réalise surtout une chose : ce n’est plus lui qui prend les décisions. La business ne lui appartient plus. Puis avec ça vient une drôle de sensation de vide.

Parce qu’au fond, pendant des années, il s’était défini à travers ce projet-là. À travers son rôle d’entrepreneur. Puis quand ça disparaît, même volontairement, il reste une question un peu inconfortable : qui suis-je sans ça? Derek ramène constamment la conversation vers sa famille, ses enfants puis les gens autour de lui, comme s’il avait tranquillement compris que l’identité ne peut pas reposer uniquement sur le travail.

2. Son parcours s’est construit sur Internet avant que ce soit cool

Ce qui est fascinant avec Derek Morin, c’est à quel point son parcours est profondément lié aux débuts du web entrepreneurial. Les forums Shopify. WordPress. MailChimp. Gary Vee. Les vidéos YouTube tournées vite pour aider des inconnus. Toute cette époque où Internet ressemblait encore à un immense terrain de jeu pour les gens assez curieux pour essayer des affaires.

Puis honnêtement, on sent qu’il appartient complètement à cette génération-là. Celle qui apprenait seule, lisait des forums à minuit puis construisait des projets sans attendre la permission de personne. Son application Shopify est née exactement comme ça : en voyant un problème que les gens répétaient constamment puis en décidant simplement de le régler mieux que les autres.

3. Les meilleures business deviennent souvent dangereuses à vendre

À un moment dans la conversation, Derek raconte quelque chose de vraiment intéressant. Plus ils amélioraient la business avant la vente, plus ils se demandaient s’ils voulaient réellement la vendre. La dernière année, l’entreprise faisait plus d’un million de profit avec une équipe minuscule. Puis tranquillement, la question changeait : est-ce qu’on vend parce que c’est intelligent… ou est-ce qu’on garde parce que ça fonctionne trop bien?

Mais derrière ça, il y avait aussi une fatigue réelle. Les enfants. Les nuits courtes. La pression constante. L’arrivée de l’intelligence artificielle. La compétition mondiale. Puis surtout cette impression que tout allait devenir beaucoup plus rapide bientôt. Derek ne parle jamais de la vente comme d’un jackpot. Il parle surtout d’un timing. D’un moment où il fallait probablement accepter que le cycle arrivait à sa fin.

4. Il comprend très bien que l’attention est devenue une monnaie

Derek parle beaucoup de contenu dans cet épisode, puis on comprend rapidement qu’il voit Internet autrement que comme un simple outil marketing. Pour lui, l’attention est un actif. Quelque chose qui se construit tranquillement, qui demande de la constance puis qui finit par créer des opportunités très réelles.

Puis ce qui est intéressant, c’est qu’il ne romantise pas ça non plus. Il dit lui-même qu’au début, il avait peur de poster. Peur d’être mauvais. Peur de déranger. Puis à force de voir du contenu médiocre performer, il a compris quelque chose d’important : il valait mieux participer que rester paralysé à essayer d’être parfait.

5. Derrière l’entrepreneur techno, il y a surtout quelqu’un qui aime bâtir

Plus la conversation avance, plus on réalise que Derek n’est probablement pas motivé principalement par l’argent. Oui, il aime les business. Oui, il aime les chiffres. Mais ce qu’il aime surtout, c’est construire. Trouver une idée. Comprendre un système. Tester quelque chose avant les autres. Voir si ça fonctionne.

Puis honnêtement, c’est probablement pour ça qu’il continue encore aujourd’hui à créer du contenu, lancer des projets puis parler autant d’Internet. On sent quelqu’un qui est stimulé par le mouvement beaucoup plus que par l’arrivée. Quelqu’un qui semble profondément heureux quand il est en train de bâtir quelque chose, même si ce quelque chose-là finit un jour par lui échapper un peu.

Qui est Derek Morin?

Derek Morin est entrepreneur, créateur de contenu puis coanimateur du podcast Investee. Il s’est fait connaître dans l’univers Shopify après avoir cofondé une application SaaS qui a connu une forte croissance avant d’être vendue à un groupe de private equity en 2022.

Mais dans cet épisode, on découvre surtout quelqu’un qui réfléchit beaucoup à l’identité, au travail puis au sens qu’on donne aux projets qu’on construit. Derek parle avec beaucoup de lucidité de vente d’entreprise, de fatigue entrepreneuriale, de création de contenu puis de cette étrange sensation qui arrive parfois quand on atteint exactement l’objectif qu’on poursuivait depuis des années.