Ce que tu vas découvrir dans cet épisode
Dans cet épisode d’Un café avec Judith, Cédric Paquet revient sur l’un des plus grands tournants de sa carrière : la vente de Shaker au Groupe Abbatiello. Après près de dix ans à bâtir la bannière, à accompagner sa croissance puis à devenir l’un de ses principaux visages, il raconte ce que représente réellement une transaction de plusieurs millions de dollars lorsqu’on est profondément attaché à une entreprise.
Mais rapidement, la conversation dépasse largement le monde de la restauration. On parle de leadership, de patience, de séparation, de paternité puis de cette capacité à recommencer même lorsqu’on a l’impression d’avoir déjà atteint un sommet. Derrière l’entrepreneur ambitieux, on découvre surtout un homme qui cherche aujourd’hui à construire autrement.
Les grands thèmes abordés
Cet épisode tourne autour de plusieurs grands axes. On y parle de restauration, de franchise, de leadership, d’expérience client puis de croissance entrepreneuriale. On aborde aussi les transactions d’entreprise, la vente de Shaker, la gestion d’équipe, la séparation, la paternité puis les grandes transitions de vie.
Mais derrière toutes ces discussions d’affaires, il y a surtout une réflexion sur la patience. Sur l’importance de ralentir pour mieux avancer, de mieux s’entourer puis d’accepter que les plus grandes réussites prennent souvent beaucoup plus de temps qu’on l’aurait imaginé.
1. Derrière la vente de Shaker, il y a surtout un immense deuil
Lorsque Cédric parle de la vente de Shaker, on comprend rapidement que ce n’est pas l’argent qui l’habite en premier. C’est le sentiment de laisser partir une entreprise dans laquelle il a investi une bonne partie de sa vie. Pendant des années, Shaker a occupé presque tout son quotidien. Il y a grandi, il y a bâti des équipes, il y a développé des restaurants puis il a participé à transformer la bannière en l’une des plus importantes chaînes de restauration au Québec.
Il raconte d’ailleurs que les jours suivant l’annonce ont été remplis d’incertitude. Qu’est-ce qui allait arriver à son rôle? À ses équipes? À la culture qu’ils avaient construite? Avec le recul, il réalise que cette transaction ne représentait pas seulement une fin. Elle ouvrait surtout la porte au prochain chapitre de sa carrière.
2. En restauration, le savoir-être finit toujours par devenir le savoir-faire
S’il y a une idée qui revient constamment dans l’épisode, c’est que le succès d’un restaurant ne repose pas uniquement sur ce qu’il y a dans l’assiette. Pour Cédric, une bonne expérience commence bien avant que le repas arrive. Elle passe par l’accueil, l’ambiance, la musique, les échanges puis surtout par la manière dont les employés font sentir les clients.
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il répète constamment à ses équipes qu’ils ne servent pas simplement des repas. Ils créent des bons moments. Cette philosophie influence autant le recrutement que la formation, la gestion puis la culture de ses restaurants. Parce qu’au fond, selon lui, les gens reviennent rarement uniquement pour manger. Ils reviennent surtout pour la façon dont ils se sont sentis.
3. Il a compris que ralentir pouvait parfois faire accélérer une entreprise
Cédric reconnaît avoir longtemps voulu aller plus vite que tout le monde. Cette vitesse lui a permis de saisir des occasions, de développer des projets puis de prendre rapidement des décisions. Mais en devenant dirigeant, il a découvert que cette qualité pouvait aussi devenir une faiblesse lorsqu’il fallait entraîner toute une organisation avec lui.
Aujourd’hui, il cherche volontairement des gens qui pensent différemment. Des personnes capables de lui montrer ses angles morts, de remettre ses idées en question puis de tempérer son rythme lorsque nécessaire. Selon lui, ce ne sont plus les occasions qui manquent. Le véritable défi consiste maintenant à bien choisir lesquelles méritent son énergie.
4. La séparation l’a transformé autant que l’entrepreneuriat
Une des parties les plus touchantes de la conversation arrive lorsque Judith aborde sa séparation. Cédric raconte avec beaucoup de vulnérabilité comment cette période l’a forcé à revoir complètement ses priorités. Lui qui avait toujours placé le travail au premier plan découvre une nouvelle façon d’être présent auprès de ses deux filles.
Il raconte aussi un moment qui l’a profondément marqué. En pleine période de transition, la pression devient trop grande et il éclate en sanglots devant elles. Sa plus vieille lui répond simplement : « Papa, ce n’est pas grave, on comprend. » Cette phrase devient l’un des souvenirs les plus importants de sa vie et lui rappelle que la vulnérabilité peut parfois rapprocher beaucoup plus que la perfection.
5. Aujourd’hui, il veut bâtir quelque chose qui lui ressemble complètement
Même après la vente de Shaker, Cédric n’a aucune intention de ralentir. Au contraire. Il parle déjà avec enthousiasme de son prochain grand projet : créer plusieurs restaurants italiens à Trois-Rivières. Cette fois, il ne veut pas seulement faire grandir une bannière existante. Il veut imaginer un concept qui porte entièrement sa vision de l’hospitalité.
Quand il parle de l’Italie, on comprend rapidement que ce n’est pas uniquement la cuisine qui l’inspire. C’est la façon dont les gens se rassemblent, prennent leur temps puis créent de véritables moments de connexion. Au fond, c’est probablement ce qu’il cherche à bâtir depuis le début de sa carrière : des lieux où les gens ont simplement envie d’être ensemble.
Qui est Cédric Paquet?
Cédric Paquet est entrepreneur, multifranchisé et ancien vice-président Brand chez Shaker. Après avoir commencé sa carrière dans les opérations en restauration, il gravit progressivement les échelons jusqu’à devenir actionnaire, franchisé puis l’un des principaux artisans de la croissance de la bannière partout au Québec. Aujourd’hui, il poursuit son parcours avec plusieurs restaurants sous sa responsabilité et développe déjà de nouveaux concepts dans l’univers de la restauration.
Mais dans cet épisode, on découvre surtout un homme profondément humain. Un père de deux filles, un entrepreneur qui assume ses erreurs, qui apprend à ralentir puis qui cherche maintenant à bâtir des entreprises à son image. Au fond, ce qui définit peut-être le mieux Cédric Paquet, ce n’est pas la vente de Shaker. C’est sa capacité à toujours repartir de l’avant, peu importe le chapitre qui se termine.
