Ce que tu vas découvrir dans cet épisode
Cet épisode marque un tournant pour le balado avec la présentation de son premier commanditaire officiel : Easy Sign, une entreprise québécoise dirigée par Caroline Charbonneau.
Cette commandite représente un jalon important pour le balado et suscite beaucoup de curiosité dans la communauté des affaires. L’épisode explore le parcours remarquable de Caroline, qui a débuté sa carrière dans la compétition de ski avant de s’interroger très tôt sur l’équilibre entre parentalité et ambitions professionnelles. Cette réflexion l’a menée à prendre une décision audacieuse : un congé de sept ans pour se consacrer à sa famille. L’épisode retrace son retour au travail, les défis rencontrés et le cheminement qui l’a propulsée à la présidence d’Easy Sign.
Les grands thèmes abordés
I. L’entrepreneuriat et la stratégie d’affaires
Easy Sign, entreprise québécoise dirigée par Caroline Charbonneau, affronte les géants américains comme DocuSign dans une lutte de David contre Goliath. Née d’Easy Max (bientôt 20 ans), la compagnie a quitté sa niche immobilière après la COVID pour offrir sa solution de signature électronique à tous les secteurs. Son avantage concurrentiel : des prix 30 % inférieurs, des données conservées au Canada (Loi 25) et une approche humaine du service client. L’entreprise utilise des stratégies marketing innovantes, comme ce partenariat balado, pour se faire connaître face aux budgets publicitaires des multinationales.
II. Parcours de carrière et leadership
Caroline a développé sa discipline grâce au ski de compétition pratiqué de 2 à 13 ans, puis son leadership en devenant coach. Entrée comme formatrice chez Easy Max, elle a progressivement proposé des idées stratégiques jusqu’à devenir vice-présidente exécutive en 2017, puis actionnaire et présidente. Elle incarne des valeurs d’audace, de vulnérabilité et d’authenticité, insistant sur l’importance de faire confiance à son intuition.
III. Maternité et équilibre professionnel
Caroline a pris une décision audacieuse : arrêter de travailler pendant sept ans pour élever ses trois enfants. Bien qu’elle ait gagné en confiance, elle a ressenti de la morosité en voyant ses amis progresser professionnellement et déplore que le rôle de maman à la maison ne soit pas assez célébré. Son retour au travail s’est accompagné d’un syndrome de l’imposteur et d’une culpabilité de se sentir « mauvaise dans tout ». Suite à sa séparation, elle a transformé sa routine, se levant désormais à 4h du matin pour optimiser son temps avec ses enfants.
IV. Relations, séparation et réconciliation
La séparation de Caroline a été causée par un déséquilibre dans le couple (son conjoint travaillait 90 heures par semaine) et son propre silence sur ses insatisfactions, accumulant les non-dits jusqu’au point de rupture. L’annonce aux enfants le 26 décembre a provoqué un électrochoc chez son conjoint, qui a changé d’emploi pour devenir plus présent. Le couple s’est « rechoisi » 10 mois plus tard et est toujours ensemble 25 ans après, ayant appris à consulter et à verbaliser plus rapidement.
V. Deuil et résilience face aux conflits familiaux
Après le décès de son père en 2016, Caroline a coupé les ponts avec son frère, ce qui a mené sa mère à prendre le parti de ce dernier et à la rejeter. Ce rejet maternel a été la chose la plus difficile qu’elle ait vécue, traversant deux ans de deuil, de colère et de détérioration personnelle au point de menacer sa propre famille. La résilience est venue par le lâcher-prise, acceptant qu’elle ne pouvait contrôler la situation, et en réalisant qu’elle n’était pas seule dans cette épreuve.
VI. Le balado et les transitions de vie
Le balado explore les transitions de vie sous toutes leurs formes : deuil, rupture, changement de carrière, maternité. L’objectif est de montrer le chaos qui existe derrière les histoires de succès pour démocratiser ces réalités et briser les tabous.
Qui est Caroline Charbonneau?
Caroline Charbonneau est la présidente et chef de la direction d’eZsign (anciennement Easy Sign), une entreprise québécoise spécialisée dans la signature électronique. Elle fait partie des rares femmes dirigeantes dans le secteur technologique québécois, figurant parmi seulement 25 femmes sur 150 PDG d’entreprises technologiques réunis annuellement par l’Association québécoise des technologies.
Son parcours professionnel a débuté dans le ski de compétition, qui lui a inculqué discipline et leadership, avant d’obtenir un baccalauréat en administration des affaires. Après avoir travaillé comme directrice de comptes commerciaux pour RBC, elle a pris une décision audacieuse : un congé de sept ans pour élever ses trois enfants. Durant cette période, elle a découvert son affinité pour l’entrepreneuriat en gérant divers projets, dont une autoconstruction et la direction exécutive d’une association.
Son retour au travail s’est amorcé en 2012 comme formatrice chez eZmax (la compagnie mère d’eZsign). Elle a progressivement gravi les échelons, devenant vice-présidente exécutive du développement des affaires en 2016, puis actionnaire, avant d’accéder à la présidence en 2024. Sous sa direction, eZsign a connu une forte croissance, comptant aujourd’hui plus de 57 millions de signatures réalisées et servant des clients diversifiés : municipalités, centres de services scolaires, bureaux d’avocats et entreprises de construction.
Caroline prône une culture d’entreprise fondée sur la flexibilité et la confiance. Elle a vécu une séparation suivie d’une réconciliation avec son conjoint, ainsi que le deuil difficile de sa mère de son vivant, une épreuve qui a profondément marqué sa vie personnelle mais dont elle a su tirer une force nouvelle.
