Ce que tu vas découvrir dans cet épisode
Dans cet épisode d’Un café avec Judith, Alex Mentink revient sur ses débuts dans la construction, son rapport assumé à l’argent puis le moment précis où il a compris qu’il voulait devenir entrepreneur. Il raconte comment un entrepreneur en maçonnerie rencontré à l’adolescence lui a fait réaliser que la richesse pouvait être accessible autrement que par les chemins traditionnels, puis comment cette découverte-là est devenue un moteur extrêmement fort dans sa vie.
Il parle aussi de sa transition vers les réseaux sociaux, du rôle qu’a joué sa relation avec Alicia Moffet dans sa découverte du marketing d’influence, puis de tout ce qu’il a appris en développant des stratégies de croissance numérique. On comprend aussi comment sa séparation l’a forcé à redéfinir complètement ce qu’il voulait construire professionnellement, jusqu’à la création de CarryYou, une marque pensée autour du mouvement, du voyage, du sport puis de la liberté qu’il cherche depuis le début.
Les grands thèmes abordés
Cet épisode tourne autour de plusieurs grands axes très clairs. On y parle d’entrepreneuriat québécois, de construction résidentielle, de marketing d’influence, de réseaux sociaux, de branding et de e-commerce. On y parle aussi du rapport à l’argent, de l’importance des expériences de vie, puis de cette volonté très assumée de vouloir réussir financièrement sans avoir honte de le dire.
Mais derrière tous les sujets business, il y a surtout une réflexion sur les transitions. Les moments où une carrière ne nous ressemble plus. Les moments où une relation prend fin. Puis les moments où il faut réussir à se reconstruire sans perdre complètement confiance en sa capacité de rebondir. En filigrane, il y a une question qui revient constamment : comment construire une vie ambitieuse sans finir enfermé dans quelque chose qu’on n’aime plus?
1. Avant les réseaux sociaux, il y avait les chantiers
Quand Alex parle de ses débuts, on comprend rapidement que son histoire entrepreneuriale ne commence pas dans un bureau ni derrière un écran. Elle commence sur des chantiers de construction. Très jeune, il travaille comme manœuvre pour un entrepreneur en maçonnerie qui devient un peu son premier modèle d’affaires. Pas parce qu’il avait un discours inspirant. Parce qu’il avait réussi à bâtir une vraie richesse à partir d’un métier extrêmement concret.
Puis ce moment-là semble avoir créé un énorme déclic chez lui. Il réalise que l’argent peut devenir un outil de liberté. Pas juste pour acheter des affaires, mais pour ouvrir des portes que lui-même n’a pas pu franchir plus jeune. Il raconte notamment sa déception de ne pas avoir pu aller jouer au hockey aux États-Unis parce que les frais étaient trop élevés pour sa famille. Puis depuis ce moment-là, une idée revient constamment dans sa tête : il veut créer assez pour que ses enfants n’aient jamais à renoncer à un rêve pour des raisons financières.
2. La construction lui apprend surtout ses limites
Pendant plusieurs années, Alex travaille dans la construction puis lance ensuite sa propre entreprise comme entrepreneur général. Extérieurement, tout semble fonctionner. Il travaille fort. Il fait de l’argent. Il avance vite. Mais intérieurement, quelque chose commence tranquillement à l’épuiser : les relations humaines à très long terme avec les clients.
Ce qu’il décrit est particulièrement intéressant parce qu’il ne parle pas d’un problème de travail physique ou de motivation. Il parle surtout du poids émotionnel de sentir la déception des gens. Les retards. Les mauvaises nouvelles. Les dépassements de coûts. Puis cette impression constante de ne jamais réussir à rendre tout le monde heureux. Lui qui veut profondément plaire puis bien faire commence à réaliser qu’il absorbe énormément les frustrations des autres. Puis tranquillement, il comprend que ce modèle-là ne lui correspond plus vraiment.
3. Alicia Moffet et la découverte du “reach”
Le vrai point de bascule arrive quand il entre dans l’univers des réseaux sociaux avec Alicia Moffet. Au départ, il l’aide simplement avec ses impôts, ses contrats puis certaines décisions d’affaires. Mais rapidement, il découvre quelque chose qui le fascine complètement : le potentiel gigantesque des réseaux sociaux comme outil de croissance.
Ce qui l’intéresse, ce n’est même pas tant le monde artistique. C’est la stratégie derrière. Comprendre comment créer de l’attention. Comment bâtir une marque. Comment transformer une audience en levier d’affaires. Puis très vite, il devient extrêmement bon là-dedans. Il négocie des contrats, développe des stratégies de monétisation puis comprend avant beaucoup de monde au Québec que les influenceurs ne sont pas juste des créateurs de contenu : ce sont des médias à part entière.
4. La séparation l’oblige à recommencer autrement
Quand sa relation prend fin, Alex se retrouve dans une période extrêmement floue. Continuer comme manager artistique? Retourner dans la construction? Repartir complètement autre chose? Pendant un moment, il explore plusieurs options, mais il sait déjà une chose : il veut construire quelque chose qui lui appartient vraiment.
Puis cette réflexion-là devient beaucoup plus profonde qu’un simple choix de carrière. Il commence à réfléchir au type de vie qu’il veut réellement avoir. Plus de liberté. Plus de mobilité. Plus de temps pour le sport, les voyages puis sa fille. Puis tranquillement, l’idée de CarryYou commence à prendre forme. Il ne voulait plus bâtir une entreprise uniquement pour générer du revenu. Il voulait créer un écosystème qui allait lui permettre de vivre davantage selon ses propres règles.
5. CarryYou : transformer une idée simple en marque internationale
L’idée de départ derrière CarryYou semble presque banale : un système magnétique pour sécuriser un téléphone ou des accessoires pendant les déplacements. Mais ce qui impressionne rapidement, c’est la manière qu’Alex pense le produit. Pas juste comme un objet. Comme une marque complète capable de vivre à l’international.
Puis là, tous ses apprentissages commencent à se connecter ensemble. Le branding. Les réseaux sociaux. Le storytelling. La stratégie numérique. Les vidéos virales. Le positionnement. Très rapidement, CarryYou explose sur les réseaux sociaux avec des dizaines de millions de vues. Puis il comprend qu’il a enfin trouvé quelque chose qui combine toutes ses passions : le sport, le voyage, l’innovation produit puis le potentiel de croissance mondiale qu’il cherchait depuis longtemps.
Qui est Alex Mentink?
Alex Mentink est un entrepreneur québécois passé par la construction, le management artistique, les réseaux sociaux puis le e-commerce. Il est le fondateur de CarryYou, une marque spécialisée dans les accessoires de mobilité et de sécurité pour téléphones et équipements, devenue virale grâce à sa stratégie numérique et son branding fortement axé sur le lifestyle, le sport et le voyage.
Mais dans cet épisode, ce qu’on découvre surtout, c’est un entrepreneur extrêmement lucide sur ses propres contradictions. Un gars ambitieux, stratégique, parfois dur envers lui-même, qui cherche constamment à bâtir quelque chose de plus grand sans perdre complètement le contrôle de sa vie personnelle. Au fond, ce qui définit peut-être le mieux Alex Mentink ici, ce n’est pas juste son parcours entrepreneurial. C’est sa volonté très assumée de créer une vie où le succès sert d’abord à ouvrir des possibilités.
